« On part in the desert, rentrer dans la yourte! »

De Arvaiker a Altai, il y a plus de 600km: Nous en avons fait plus de 500 en velo, nous y avons recontres trois tempete de sable, une de neige… Nous avons eu du vent et du vent, mais meme dans le desert, on rencontre des gens.

En Quittant Arvaiker, nous le savons , il ne nous reste que40km d’asphalte, alors on en profite pour aller doucement! Apres une bonne dizaine de kilometre, Emjea nous convie dans sa yourte pour un repas, on apprecie. Je vous raconte le menu car il est a peu pres le meme partout en Mongolie: Des patates, des pates, un peu d’onion, et beaucoup de viande, bien grasse ouais! Et oui, car dans le coin, le betail, c’est la seule chose qui pousse! Pendant que tous ces delicieux ingredients cuisent, on essaye de voir si Emjea peut nous renseigner sur les directions a prendre pour aller a Sixt! Perturbe par la question il manquera de nous chasser, persuade que je(Tom) suis Bin Laden… Avant de se reconvertir en adorateur de la barbe et du velo, qu’il essaira avec plus de succes qu un gamin obstine qui tombera apres dix metres!

Repartant, on essuit bien sur un petit vent de face, avant que ne tombe quelques gouttes: Du coup on en profite pour faire du tourisme (Et oui nous ne sommes pas que voyageurs) dans un temple bouddhiste ou le cheval est roi, d’ailleur l’offrande principale, apres le Chale bleu, est le crane de cheval… Bref arret, il faut y aller, on voit deja que la steppe est grande!

Accompagnes d’un gamin, rare cycliste de mongolie, nous quittons finalement l’asphalte apres un petit col, tres vite il nous laisse, lui utilise des moteurs pour se lancer dans le desert (des fois nous aussi, mais on ne le sait encore pas).

Sable, roche, des dizaines de pistes paralleles, nous attaquons le desert de Gobi sur l’un des axes majeur de la Mongolie, et pourtant il n’y a guere de traffic. Passes un second col nous campons, la ou nous croyons etre le milieu de nul part, la tente a peine montee, « tiens, v’la la pluie! », on s’abrite…. Une moto, deux fermiers dans leur tenu traditionelle: Des motos comme ca on en croise tous les jours, leur style dans ce decor, nous appellons ca « Mad Max ».

Bref, arrive les deux fermiers qui viennent boire un cafe a l’abri dans notre tente, avant de nouss inviter a dormir chez eux… La pluie cesse, on sort notre plus beau pliage de tente pour epater la galerie, je prend la place arriere sur la moto, le plus jeune des fermiers veut faire 3 km de velo, autant pour lui: Excellent depart, surtout comte tenu de ses grosses bottes rigides, et de la nature sableuse du sol… Helas, Benito le distrait d’un coup de Klaxon, notre ami se retourne, et nous offre une chute magnifique… Plus de peur que de mal, il me rend quand meme le velo.

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Premiere nuit en Yourte, niche entre trois rocs, au milieu d’un troupeau de chevres, moutonset autres cheveaux… Et leur chaire delicieuse… On echange, communiquons, croyez moi c’est possible. Echec, bras de fer, explication papier, et au matin on trie les moutons… Bon bah c’est pas tout mais on doit y aller! « Nan nan, chourek, ca va souffler »! De toute facon ca souffle tous les jours en Mongolie…

Apres avoirs rejoins la steppe, effectivement ca souffle: On prend un repas, on nous annonce, »reste dormir, ca va souffler, chourek! »… « euh, excusez moi madame, mais c est pas en dormant qu’on va rentrer a Sixt! »…

Ca souffle vraiment, apres une dizaine de kilometre, nous arrivons peniblement sur une premiere butte a quelques centaine de metre sur des pistes diffferentes: On se rejoins, et quatre camions s’arretent.  » Chala chourek, chala chourek » Ils montrent successivement noussur le velo, leur camion, insistent « tsunami, tsunami! ». En effet, nous avons eu des tempetes de sable en Bolivie, le ciel sombre tant l’air est charge de sable comme en Chine, une semaine auparavant le sable infiltrait deja notre tente par toutes ses aerations, mais la, on decide de monter dans le camions: Arrives dans la plaine suivant, je vous jure qu’on ne voyait parfois pas a un metre, les bourasques nous aurait probabement balayees, d’ailleur un bus de touristes coreens a disparus dans l’affaire!

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En camion on trouve le temps long, plus long qu en velo, mais apres une bonne centaine de bornes, a la nuit tombee, on arrive a Bayankongor. Nos chauffeurs nous font faire le tour des hotels, mais tout est plein… Alors le chauffeur de Ben nous emmene dans les faubourgs, quartiers residentiels ou les yourtes sont separees par des palissades… Il est 9h30, et nous reveillons trois personnes en entrant dans la yourte.

Nous voila chez la famille de Toroo, qui nous hebergera deux nuit, car le sale temps persiste. On se repose, la jeune fille parle anglais, ca aide. Les parents sont des rares chretiens de Mongolie, des versets sont alors echanges en faisant correspondre bibles mongole et francaise. Nous cuisinons, ils cuisinent, on echange, la maman verse quelques larmes quand Ben lui offre une aquarelle de sa yourte… Deux jours d’un des moments humains vraiment tres intense e notre voyage, si il y en a qui ne le sont pas…

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Nous repartons, l’herbe eparse mais verdoyante disparait peu a peu, laissant place a nouveau au sable, a la roche, Le redoux se fait sentir, on s’habitue au vent, souvent plus faible en matine… Nous croisons ds canyons, et des troupeux de chameaux, parfois avons quelques difficultees imprevues a rallier les villages, que nous essayons de franchir au matin pour organiser nos temps d’autonomie. Campant a 5 km de Butsagan, separes de la bourgade par un col, on se reveil avec le fameux chala chourek, la tempete de sable, heureusement moins pire que la precedente: Quand meme une heure pour ces 5 kilometres, arrives au village, on file s’abriter, hors de question de passer la journee dehors. Attendant pour une chambre, nous sympathisons, tapant les cartes avec les estheticiennes et le flic local: Assez surprenant de trouver un salon de beaute dans un bled de 500 habitants ou on ne trouverais pas une feuille de salade, qui vit par intermitence electrique, a plus de 60km du village suivant!

Nos amis nous invite pour diner, me rase, et, oh surprise, oui, nous l’avons fait, la preuve en image: L’hospitalite du soin facial!

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On retrouve aussi le karaoke, depuis Manille on etait en serieux manque, et on fait le show avec Bycicle de Queen et Born To Be Wild de SteppenWolf, nos classiques!!!

Puis c’est le redepart, 130km d’autonomie, ca sonne tranquil, mais le vent et la piste decident. Et bien une fois n’est pas coutume, depart sur les chapeaux de roues, 70km, avec un vent qui nous a bien foutu la paix, et une piste, oh oui correct! On reve deja, « peut etre un dejeuner a Delger (notre etape) demain ».

 

img2420Non, les reves c’ est dans la tete, apres 10km pendant lesquels on imagine traverser la plaine de 150km qui s’offre a nous en 2 jours, le vent se leve, le comteur n’affiche plus 25 mais 7 km/h, on lutte face au vent, Delger ne semble jamais arriver. Apres 140 km depuis Boutsagan, j’appercois Delger, loin au Nord de la piste qui ne semblait pas y passer…. On tire droit dans la pampa pour y aller, sur un sol de gravier bien dur, mais toujours genes par le vent… Il est trop tard, on campe, on ira demain! Le lendemain ca souffle encore, nous attendrons plus tard dans la matine pour partir, le vent se calme un peu, on refait des vivres a Delger, apres 10 km (  et oui, dans la plaine, les distances sont assez illusoires) ainsi que le plein des bonhommes… 20 km de plus dans la direction d’Altai, c est deja ca, on plante la tente au milieu des chameaux.

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Au matin, le vent, oh surprise, est de retour!On lutte, mais a une moyenne quand meme de 11km/h, a travers la vaste plaine  cernee de sommets enneiges. Il doit nous rester 30km jusqu’a Altai, ville etape, nous sommes au pieds des montagnes, campons.

Lorsque je me reveil, je ne sors guere la tete du sac de couchage: J’entends la pluie, trainons un peu, ca ne dure jamais ici, nous avons 30km maxi a faire aujourd hui. Second reveil, la voix de Ben, depuis son sac de couchage me dit: « Tom, tu sais que c’est pas de la pluie ce qu’on entend! », « ah ouais, bah c’est quoi alors?… Nom de Dieu »! Eh oui, dans le desert de Gobi, ou nous etions torse nus deux jours plus tot, « Cest une petite, mais ma foi sympathique pete de neige » qui nous acceuil. Ya, 3cm, on y va! Le petit dej enfile, ca souffle, la neige bouche nos aerations (comme le sable, cf episode precedent), ca fouette de la neige en tous sens dehors, en 2 heures la pampa blanche est transformee, entre congere et zones seches.

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Si tu ne vas pas au Mongol, alors le mongol viendra a toi: Comme on reste dans la guitoune un jour de plus, un ami en profite pour nous visiter, breve courtoisie le matin, il repasse sur son retour d’Altai pour le cafe, qui deviendra Gnole grace a lui!!! « Ici ca souffle, mais Altai, ca craint vraiment » nous dit il, en mongol bien sur! Sur le depart, cap a l’est pour lui, il nous offre de magnifique « burns » dans la neige avant de partir, allez, a plus Mad Max.

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On a bien fait d’attendre, les 30km jusqu a Altai sont en fait 20, il fait grand beau bien que froid, et nous arrivons facilement a Altai, ou je peux vous ecrire ces nouvelles.

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Pour etre dans les temps, on devrait demain prendre un bus jusqu a Khovd, et oui le 24 il faudra quitter la Mongolie, mais les kilometres sont long et le vent soufflera toujours de l’Ouest.

Gobi: plus grande plage dAsie
Album : Gobi: plus grande plage d'Asie

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